Les producteurs de cultures maraichères de Bouaké confrontés à des problèmes d’accès à la terre cultivable

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Les producteurs de cultures maraîchères de Bouaké,  sont confrontés à des problèmes d’accès à la terre cultivable.

Ali Berté, la quarantaine révolue est producteur de cultures maraîchères sur une parcelle abandonnée qu’il squatte sur le long de la clôture de l’hôpital de la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNPS) au quartier Djamourou au centre-nord de Bouaké.

«J’ai hérité de cette parcelle de ma grand-mère qui y était installée depuis les années 90», explique M. Berté. En 2000, poursuit-il, «elle a été déguerpie d’ici par le nouveau Directeur qui venait d’être affecté à la CNPS Bouaké». «Elle s’est donc retrouvée à la maison à ne rien faire jusqu’à l’éclatement de la crise en 2002», raconte-t-il.

Depuis lors, Ali Berté et les siens se sont réinstallés sur le site en attendant qu’un jour on vienne «nous chassés encore, puisque nous sommes sur le domaine public», déplore-t-il le regard hagard.

Pour M. Berté qui scolarise deux enfants avec les revenus engrangés par cette activité, «notre souhait aujourd’hui est que le gouvernement mette en place une vraie politique d’aménagement des bas-fonds qui nous soient entièrement dédiés à l’intérieur et à la périphérie de Bouaké». Cela permettra selon lui de générer des revenus pour les nombreuses femmes qui pratiquent cette activité à Bouaké et de lutter efficacement contre la faim dans le pays.

Dame Hadjara Ouattara, 45 ans, mère de trois enfants, jouit quant à elle d’une parcelle de terrain héritée de sa mère, dans un bas-fond situé sur la rive sud de la rivière Aboliba au quartier Koko. «Ma maman a commencé à exercer cette activité depuis les années 78, elle était à cette époque installée non loin du 3ème bataillon (militaire de Bouaké)» indique-t-elle, avant d’ajouter «quand elle a été déguerpie de là-bas, elle s’est retrouvée ici depuis une dizaine d’années». Cependant, dénonce-t-elle «dans ce bas-fond qui servait de dépôt d’ordures avant notre arrivée, il y a un riche Monsieur qui est venu nous chasser l’année dernière, prétextant avoir acheté ce terrain, où il est entrain, en ce moment, de bâtir une résidence privée ».

Mme Ouattara, la gorge nouée dit ne pas comprendre cette politique de deux poids deux mesures. «Au moment où le gouvernement fait des efforts pour interdire les constructions anarchiques dans les bas-fonds à Abidjan au même moment à Bouaké les autorités attribuent des lettres à des particuliers pour construire dans ces mêmes bas-fonds», dénonce-t-elle, rageuse. «Toute cette situation est vraiment déplorable pour nous autres qui exerçons cette activité à Bouaké, une ville qui a pourtant le mérite d’être parmi les grandes productrices de salade choux du pays, une variété qui est fort appréciée des consommateurs d’Abidjan», conclut-elle.

APA

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Albert Best

Atcho Albert GBA est chercheur en sciences de la communication à l’université AO de Bouaké. Membre du groupe de recherche sur le numérique à Bouaké (GERN-LAB), il nourrit un grand intérêt pour le numérique. Il a une expérience avérée du développement d’applications, des réseaux informatiques et des bases de données. Il apporte son expertise aux PME par la maintenance de système informatiques et aux ONG dans la conception des systèmes d'information et de communication.